Le bois compte pour une part importante du
PIB d'une dizaine de pays tropicaux ou nordiques. L’emploi forestier (hors industrie de transformation et emplois informels) payait encore près de 10 millions de personnes en 2005
[3], mais ;
l'emploi forestier décline régulièrement relativement au tonnage extrait des forêts qui lui n'a cessé d'augmenter, et ce depuis l'invention de la
tronçonneuse. Il diminue en moyenne de 1% par an dans le monde (-10 % de 1990 à 2000), surtout en Asie et en Europe, alors qu’il augmentait légèrement ailleurs. La FAO impute ce déclin à l'augmentations de productivité du secteur, et -pour l'Europe de l'Est - à la restructuration des économies planifiée
[4].
Le prix moyen du bois brut diminue : L'augmentation moyenne des prix payés (grumes ou bois sur pied) était de 11 à 15 % dans les années 2000-2005 (source FAO, FRA 2005), mais est toujours resté inférieur à l’inflation ; il y a donc baisse du prix moyen (notamment pour le bois tropical) au niveau mondial, ce qui n'exclue pas en aval et pour le consommateur de fortes hausses du
bois-énergie là où il devient rare ou après les "chocs pétroliers" et des bois écocertifiés ou écosociocertifiés pour lesquels l'offre reste très supérieure à la demande, pour le
FSC notamment.
Le secteur informel reste très mal connu. Via la vente de gibier notamment, il est important.
Une partie importante des prélèvements et bénéfices est illégale, menaçant des essences et des espèces théoriquement protégées et/ou menacées. Les populations autochtones pâtissent de la
corruption et des pressions des exploitants. 10 à 15 milliards d’euros par an seraient ainsi blanchis dans le monde, dont près 3 milliards € dans l'UE, provenant de six régions où la production de bois est un enjeu important. Vingt Etats membres de l’UE sont en 2006 encore suspectés d’importer du bois illégal (
Finlande,
Suède et
Royaume-Uni en tête).
[5]. Le « réseau TRAFFIC
[6] » du
WWF et de l'
UICN sur le Commerce International des Espèces Sauvages estime que le commerce légal et illégal d'espèces atteindrait 15 milliards d’euros de chiffre d'affaire annuel (juste derrière le trafic d'armes et de la drogue). Une étude
[7] du gouvernement britannique a estimé que l'interdiction du bois illégal en Europe est possible et crédible, avec les outils existants et des contrôle efficaces, au profit des filières légales et durables aujourd'hui confrontées à une concurrence déloyale. Des dizaines d'ONG dont Greenpeace et WWF depuis une vingtaine d'années dénoncent le bois illégal et promeuvent des écocertifications crédibles et transparentes, telles que décrites par le groupe d'ONG FERN, dans une évaluation
[8] publiée en 2001.
De nouvelles fonctions émergent ; sociales, agrosylvicole, touristiques, pédagogiques, scientifiques et de protection environnementales (En 2005, 11 % des forêts du monde sont déclarées par les États « affectées à la conservation de la diversité biologique », ce taux est en augmentation, mais ne correspond pas toujours à une réalité de terrain
[9]). La fonction
puits de carbone semble devoir prendre de l'importance. L'importance économique de ces nouvelles fonctions est mal évaluée, mais pourrait localement rapporter plus que l'exploitation du bois.
Production de bois [
modifier]
Bois de chauffage et
bois de feu, la plus importante
utilisation de par le
monde mais essentiellement en Afrique et Amérique du Sud (et derrière la destruction de la forêt pour étendre les terres agricoles ou d'élevage);
Bois d'industrie :
bois de trituration (
pâte à papier),
déroulage placage,
panneaux de fibres,
emballage;
Bois d'œuvre :
charpente,
bois de mine,
traverses de
chemin de fer,
ameublement;
Dérivés du bois.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire